AFRIQUE DU SUD ET ZIMBABWE - MARS 2009 |
|
Le voyage en Afrique du Sud que nous avons fait au mois de Mars 2009 a été vraiment magnifique et bien plus que je ne l’imaginais avant de partir.
Cela ne correspondait pas du tout à l’image que je me faisais de l’Afrique et je pense que cela a contribué beaucoup à mon plaisir. Et ce qui n’est pas désagréable, c’est que le décalage horaire avec la France n’est que d’une heure en ce moment ce qui diminue beaucoup la fatigue du voyage. J’ai découvert un pays qui m’était complètement inconnu jusque là et cela a été, d’une certaine façon, un véritable coup de foudre. Ce pays est d’une grande diversité et les régions que nous avons visitées sont assez différentes les unes des autres. La région du Cap a un climat presque méditerranéen et est assez urbanisée. C’est le royaume des pingouins, des phoques et des baleines. La région de Durban recouverte par la savane (plutôt luxuriante en cette saison) a un climat plutôt tropicale ou subtropicale dans laquelle on trouve les réserves d’animaux et beaucoup de villages de cases. On voit s’y côtoyer les hippopotames et les crocodiles dans les mares et les rivières, ainsi que beaucoup d’oiseaux. La terre ferme est le royaume des girafes, des buffles, des rhinocéros, et des lions mais aussi des singes et des éléphants. C’est la région idéale pour les safaris. Un des moments inoubliables du voyage a été un safari dans le Parc Kruger que nous avons débuté à la tombée la nuit et terminée sous la pluie dans la nuit noire. On pouvait apercevoir furtivement des animaux dans le faisceau des phares de notre Jeep ou dans celui du projecteur que tenait notre pisteur assis sur le capot de la Jeep. Pendant un long moment une famille de Lions nous a accompagnés en marchant à pas feutré à coté de notre Jeep. C’était magique. Plus au Nord, le pays est plus montagneux et plus industriel aussi. Certaines villes minières font penser à l’âge d’or de la ruée vers l’or à la fin du19ieme siècle aux Etats-Unis. On est hors du temps et comme replongé dans l’époque mythique du Far-West. La fin de notre voyage, que nous avons terminé au Zimbabwe, nous a permis de découvrir une des merveilles du monde : les chutes Victoria. Les chutes étaient visibles depuis l’avion qui nous emmenait depuis Johannesburg car le nuage de gouttelettes d’eau provoqué par la chute de milliards de litres d’eau s’élève à plus d’un kilomètre de hauteur. Le spectacle vu d’avion était assez incroyable. Nous avons eu deux guides, tous les deux d’origine française, pendant notre voyage. La première, Patricia, nous a accompagnés pendant les trois jours que nous avons passés au Cap. Elle était mariée avec un Anglais qui avait décidé de s’expatrier en Afrique du Sud il y a quelques années. Le deuxième, Edouard, qui vit depuis près de vingt ans en Afrique du Sud et dont il a pris la nationalité, nous a accompagné jusqu’à la fin du voyage. Homme passionné par ce pays, il a été pour nous une véritable mine de connaissances, quasi encyclopédique (et presque inépuisable !), sur l‘Afrique du Sud, aussi bien sur sa faune et sa flore, mais aussi sur son histoire et sur sa vie politique, sociale, économique et culturelle. Nous avons appris aussi beaucoup de choses sur l’apartheid. C’était quelqu’un de vraiment passionnant à écouter et qui a su communiquer sa passion pour ce pays magnifique. Il parlait couramment toutes les langues utilisées dans le pays, comme l’anglais et l’afrikans et aussi les divers dialectes parlés dans le pays. Dans tous les villages que nous avons visités il était accueilli à bras ouverts. En ce qui concerne l’insécurité, cela dépend des régions. A Cap Town, il n’y a pas plus d’insécurité qu’ailleurs. Dans les réserves ou parcs nationaux du coté de Durban, l’insécurité à la nuit tombée est principalement dû aux animaux. Les hippopotames notamment, qui sortent sur la terre ferme la nuit près des hôtels et risquent d’écrabouiller les humains comme cela s’est produit quelques semaines avant notre arrivée. Plus au nord, dans la région de Pretoria ou de Johannesburg, l’insécurité est principalement due aux humains. Dans ces deux villes il nous était strictement interdit de sortir de l’hôtel une fois la nuit tombée. Au Zimbabwe, chaque fois que nous sortions de l’hôtel dans la journée nous étions accompagnés par un policier. En ce qui concerne la nourriture, c’est assez correct, parfois un peu épicé dans la région de Durban. Le poisson est très savoureux. J’ai eu l’occasion de manger du crocodile, de l’Impala (un genre d’antilope) et du phacochère. J’ai eu aussi l’occasion de manger des chenilles grillées dans un restaurant ce qui m’a valu l’obtention d’un diplôme. lol Je n’ai pas tout dévoilé de ce j’ai vu dans ce pays magnifique. J’espère simplement avoir donné envie au lecteur de le découvrir par lui-même peut-être un jour. Les Chutes Victoria vue du satellite sont vraiment hallucinantes … de beauté. Ce qui est dommage c’est que lorsque nous y sommes allés en mars 2009, ce n’était pas la bonne période. Il y avait beaucoup trop d’eau (près d’un milliard de litres d’eau par minute, je crois) et on n’a pas pu s’approcher près des chutes car malgré les ponchos que nous avons loué on était arrosé comme avec des sceaux d’eau. Prendre des photos n’était pas simple car il fallait emballer les appareils photo dans des sacs en plastique et le résultat n’est pas trop formidable car il y a beaucoup trop de brume. A cette période le brouillard de gouttelettes généré par les chutes s’élève à plus d’un kilomètre de hauteur, et il était visible depuis l’avion quand nous sommes arrivés de Johannesburg. Je n’avais pas mon appareil photo à portée de main, c’est dommage. Au retour c’était impossible car le plan de vol ne le permettait pas. |